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Comment s’équiper (1/6) – le principe de base des trois couches

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Quand on veut se lancer dans une activité nautique, on ne sait pas encore si cela va nous plaire, on n’a pas trop l’idée de quel équipement acheter si l’on s’aventure seul… ou de ce qui sera fourni si l’on prend des cours. On hésite à investir « à l’aveugle ». Alors j’ai pensé qu’une série d’articles sur la tenue et quelques équipements de base nécessaires dans diverses pratiques nautiques pourrait vous servir. Si vous le voulez bien, on commence avec des notions de base sur la protection du corps dans l’environnement marin.

  • Trois couches, ni plus, ni moins :

Comme pour tous les sports en pleine nature, il est tout à fait stratégique de recourir au système multicouche : primo pour son efficacité thermique, secundo qu’il permet d’ajuster sa protection selon l’évolution des conditions météo, tertio parce l’investissement dans une des pièces de vêtement est d’autant plus intéressant qu’elle peut servir pour plusieurs activités et à différentes saisons ! Certes les magasins regorgent de matériel ultra spécialisé vous poussant à acheter plusieurs sortes de T-shirts respirants, de gants ou de polaires selon vos activités, mais ce n’est pas toujours pertinent.

  • Objectifs : emprisonner l’air et lutter contre l’humidité

Le système multicouches consiste à superposer trois couches de vêtements pour isoler votre corps de l’extérieur, en l’occurrence du vent, de la mer et de la pluie, grâce à la couche d’air emprisonnée entre chacune des couches. Vous lutterez ainsi plus facilement contre les divers facteurs de perte de chaleur. Quand on investit dans des vêtements respirants, les trois couches permettent non seulement de protéger le corps des éléments mais aussi d’évacuer l’humidité corporelle liée à la transpiration. Dans tous les cas, ce système n’est efficace qu’en fonction du choix des couches – et de leur qualité – mais pas forcément de leur épaisseur. Voici un schéma qui illustre l’application du principe à l’équipement du plaisancier en voilier :

  • Une protection à adapter selon les situations :

Chaque couche remplit en effet une fonction bien spécifique. Les trois épaisseurs sont les composées :

  1. d’une couche de base, souvent un sous-vêtement synthétique en polyester
  2. d’une couche intermédiaire isolante du type veste polaire
  3. d’une couche extérieure coupe-vent et imperméable

Certes selon les sports, la composition des couches peut suivre des logiques diverses, mais le principe reste le même. Par exemple, on fait maintenant des tops de kayak anti-UV, du fait de l’exposition spécifique du kayakiste à la réverbération sur l’eau, mais leur fonction principale reste la protection thermique.

Le choix des couches dépend de l’intensité avec laquelle on va pratiquer l’activité et de la température extérieure. J’ai trouvé sur le site de Decathlon ce schéma très explicite :

Comment s'habiller selon le météo
Comment s’habiller selon le météo
  • Quelques conseils pour guider vos achats :
  1. Les sous-vêtements : l’objectif est de maintenir la peau au sec en éloignant la transpiration. Plusieurs types de tissus sont aptes à cette fonction, et l’offre est assez riche, avec diverses coupes et épaisseurs selon l’intensité de l’activité (plus le sous-vêtement est mince, mieux il évacue l’humidité). Les tissus synthétiques et notamment le polyester sont le plus fréquemment utilisés, même s’ils sont peu isolants. A l’opposé la laine sera bien isolante, même mouillée, mais moins respirante. Notez que la laine de type « Merinos », tant prisée dans les contrées rudes (Irlande etc) a la vertu de ne pas gratter et de ne pas retenir les odeurs de transpiration. Evitez absolument le coton, qui retient la transpiration et vous refroidira rapidement.
  2. La couche intermédiaire : dédiée à l’isolation, cette couche sera également choisie en fonction de l’intensivité de la pratique et de la météo. Elle devra être respirante pour assurer la diffusion de l’humidité évacuée par le sous-vêtement. Cette fonction est assurée la plupart du temps par les polaires, qui présentent en outre l’avantage d’être légères et de sécher rapidement (vs les pulls en laine). A noter qu’il existe désormais des modèles de polaires dites « Softshell » qui ont des propriétés coupe-vent et imperméables : elles permettent de faire simultanément fonction de couches 2 et 3, quand les conditions s’y prêtent, mais elles évacuent moins bien la transpiration.
  3. La couche extérieure : comme elle doit bloquer le vent, la mer et la pluie, cette couche doit être étanche à l’air et à l’eau. On connaît tous les cirés jaunes Guy Cotten qui ont habillé pendant des années les pêcheurs et les plaisanciers, avant que le nautisme se développe et que les technologies révolutionnent le marché. Aujourd’hui en bas de gamme on trouve des cirés imperméables mais incapables de rejeter l’humidité corporelle, qui vient alors se condenser sur la polaire. En moyen et haut de gamme, ont trouve des membranes respirantes plus ou moins performantes mais dont les micropores font leur office. Quand on commence à pratiquer régulièrement et/ou dans des climats extrêmes (ex : aux Antilles et au Groenland…) ce type de vêtement s’impose.
A noter que personnellement, j’ai toujours davantage investi dans l’achat d’une salopette de qualité Gore-Tex (que je porte la plupart du temps) que dans l’achat d’une veste de quart haut de gamme (que je porte 30% du temps seulement). Ma veste est respirante et confortable, mais avec une membrane deux couches moins efficace que celle de Mr Linck par exemple (Monsieur est équipé Musto de la tête aux pieds : « those who know… » :-)))).
Et vous, quels sont vos choix de tissus et de vêtements ?
Comment déclinez-vous les trois couches ?
Laissez un commentaire…
Crédit illustrations : sites Decathlon

12 principes pour protéger le bord de mer

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Sans être fanatique ni puriste, il est évident que la forte fréquentation des plages et de l’estran porte préjudice à la faune et aux organismes dont c’est l’habitat quotidien. Si les grèves ne sont pas toujours loin de nos centres urbains, il serait dommage de détruire ces écosystèmes comme nous détruisons nos villes. Alors voici quelques principes communément partagés par les habitants du bord de mer pour préserver leur patrimoine naturel… et se préserver eux-mêmes.

  1. SVP, ne jetez rien dans la mer ni sur le rivage ni sur la plage. Il y a souvent une poubelle pas loin.
  2. SVP, ne dérangez pas les oiseaux de mer, encore moins en période de nidification. Cela pourrait compromettre leur reproduction.
  3. SVP, ne prélevez pas de plantes ni d’animaux vivants ou du moins un strict minimum. Imaginez l’impact de votre geste répété par des milliers de touristes.
  4. SVP, remettez en place les pierres et les rochers si vous les avez retournés à marée basse, vous risquez de chassez des animaux de leur abri.
  5. N’introduisez pas vos mains dans les fissures des rochers ou portez pour ce faire des gants de vaisselle épais type Mapa.
  6. Ne marchez pas pieds nus sur l’estran, parmi les rochers et les algues (vous risquez de coupures, mais aussi des brûlures par des oursins,etc). Si vous regardez bien, vous verrez que tout le monde porte au moins des sandales, voire des bottes en caoutchouc.
  7. Ne vous aventurez pas seul(e) sur des rochers glissants et trop près de l’eau (une vague peut vous emporter, il y a des morts chaque été)
  8. De même, ne vous aventurez pas au pied des falaises à marée montante – coincé(e) par la mer contre la paroi de la falaise, vous pourriez vous noyer.
  9. Ne vous aventurez pas sur des zones sableuses inconnues et isolées, encore moins seul(e) – hé oui, les sables mouvants ça existe.
  10. Ne pêchez pas à pied par temps de brume (pour ne pas vous retrouver malgré vous dans les situations décrites ci-dessus)
  11. Ne touchez pas les méduses, les coraux, tout ce qui peut être urticant.
  12. Enfin, si vous péchez à pied, ne consommez pas les coquillages sauvages crus sans être certain de l’extrême salubrité du lieu de pêche (ce qui peut être très variable en fonction des saison, des tempêtes, d’événements ponctuels).

Ainsi équipé(e) et prévenu(e) vous pouvez faire une belle balade même avec des enfants en observant la nature du bord de mer. Il existe de nombreux et excellents ouvrages sur le sujet qui vous aideront à mieux décrypter ce qui vous entoure.

Quant à la pêche à pied, qui se pratique aussi l’hiver aux grandes marées, je vous prépare un petit topo pour bientôt…

Avez-vous une recommandation à ajouter ?

Je ne serai pas gênée d’ajouter un treizième commandement…

Crédits photos : f.boy (plage de Rudevent, Ile d’Ars, Golfe du Morbihan)

Faire le pain à la main… chez soi ou sur l’eau

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Vous avez peut-être une machine à pain. Dans ce cas, le procédé est si simple que je ne peux rien pour vous. Non, là, on s’imagine dans la nature – ou en tout cas sans machine électrique sophistiquée – et on essaie de faire son pain « à la main », juste avec un four !

pain fait main

En fait il existe diverses recettes plus ou moins complexes selon les moyens disponibles : pain au four, pain à la cocotte et même… pain à la poêle ! En tout état de cause il faut un moyen de cuisson (sachant que je n’ai pas encore testé le four solaire). Je vous propose ici la recette la plus classique, assez longue à mettre en oeuvre mais gustativement assez motivante pour être réalisée chez soi (pour s’entraîner !).

  •  Les ingrédients

Il vous faut : 500 gr de farine (complète, aux céréales, au choix…), 2 sachets de levure de boulangerie, 2 càc de sel, 1 filet d’huile d’olive et 275 ml d’eau tiède.

Côté matériel : un saladier, un torchon propre, de quoi doser, un four.

  • La préparation

Mettre la farine dans le saladier, la mélanger au sel. Faire un puits pour y délayer la levure dans l’eau tiède, ajouter le filet d’huile.

Mélanger tout à la main, faire le premier pétrissage 10 mn au poing, jusqu’à obtenir une pâte homogène.

Laisser reposer la pâte entourée d’un torchon humidifié d’eau tiède (non serré) pendant 1h30.

Puis sur un plan de travail fariné, pétrir de nouveau la pâte quelques mn en écrasant les bulles, former le pâton et humidifier le dessus.

Laisser reposer 45 mn.

Après cette deuxième levée, humidifier de nouveau le pain, le taillader et saupoudrer de farine.

Faire cuire sur une grille à 200-220°, avec un plat rempli d’eau dessous, pendant 35 à 40 mn.

Alors, qu’en pensez-vous ?

Crédit photo : Fotolia