Photographie en mer : quel appareil choisir ?

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Le bonheur d’aller en mer s’accompagne de celui d’avoir le temps, notamment de prendre des photos. Immortaliser les moments magiques qu’offre la nature, des visages amis et des rencontres humaines ou animales, voire illustrer un blog (!) : il y a beaucoup de raisons d’avoir un appareil photo à bord, que ce soit en  habitable, en kayak ou en voile légère (voire en jet ski, si on s’arrête…). La question est de savoir lequel choisir !

I Don't Have A Problem...

Les agressions du milieu marin sont violentes : le vent chargé d’embruns, la chaleur du soleil,  l’eau qui s’immiscie partout, et le pire agresseur, le sel qui corrode les matériaux. Si un appareil photo standard peut supporter des sorties épisodiques et pas trop agitées, un périple plus long et exposé nécessite un appareil étanche ou tropicalisé.

  • Les facteurs à prendre en compte :

Sur une embarcation, un appareil photo est exposé aux chocs, à des mouvements désordonnés, à l’humidité voire à l’immersion. L’environnement est très lumineux et les reflets sur la mer sont nombreux. Enfin on se retrouve facilement loin de tout, et la panne de batterie nous guette ! On dispose généralement de peu d’espace pour stocker l’engin et le poids est aussi un facteur important en mer ou en rando à terre (dans le sac à dos où l’on a tant de choses à prendre aussi).

Bref, au regard de ces contraintes il faut trouver un mouton à cinq pattes : un appareil qui résiste aux chocs et aux projections d’eau, qui ait une forte plage de sensibilités (ISO), un stabilisateur intégré (si possible au boitier), et un adaptateur à piles pour pallier les pannes de batterie au bout du monde. L’appareil doit en outre rester léger et peu encombrant…

Si vous ne cherchez pas à faire des photos d’une grand qualité et que votre sport est très humide, un appareil étanche présentera toutes les qualités tout terrain évoquées plus haut. Il existe toute une gamme d’appareils de ce type et si vous avez un budget un peu conséquent, vous pouvez même miser sur une caméra sport étanche de type GoPro qui remplira plusieurs fonctions . Mais si l’autonomie et la qualité d’image vous importent, vous êtes à la recherche d’un reflex dit tropicalisé, c’est à dire résistant aux projections d’eau, au sable et à la poussière.

  • Choisir son reflex tropicalisé

Il existe des modèles de ce type dans toutes les grandes marques, mais les prix s’envolent très vite ! Si vous nêtes pas pro et avec un budget modéré, une petite étude de marché vous conduira très vite à la même conclusion que moi : la gamme tropicalisée de Pentax répond à tous les critères clés cités plus haut, avec des fonctionnalités digne du haut de gamme, à des prix abordables. J’avais déjà pu apprécier avec des appareils compacts la solidité des modèles de la marque, qui m’ont toujours surpris par leur résistance aux mauvais traitements !

Aujourd’hui pour moins de 600 euros vous pouvez acquérir un K30 et un objectif livré en kit, le classique 18-55 mm. Ce n’est pas le plus léger, le plus compact ni même le meilleur capteur (quoi que sa visée optique est souvent considérée comme haut de gamme…) mais c’est au final, je pense, le plus polyvalent et le mieux adapté à l’outdoor. Le tout au prix d’un reflex amateur chez Canon ou Nikon… comme quoi il ne faut pas se laisser influencer par le volume de pub de ces deux marques dans les magazines !

Mon photographe préféré prouve l’étanchéité du K30 à ses clients en versant un grand verre d’eau sur le boitier… et en déclenchant dans la foulée ! C’est bluffant mais sachez qu’en même temps, dans un climat hyper-humide, si l’hygrométrie rentre dans l’appareil, les joints vont l’empêcher de sortir et l’électronique peut commencer à faire des siennes. Cela m’est arrivé en Guyane en décembre dernier, au coeur de la saison des pluies ! Le K30 ne mesurait plus la luminosité… mais tout semblait fonctionner. Cela a duré quelques jours jusqu’à ce que je trouve un photographe qui le laisse gentiment une nuit dans son studio climatisé, objectif démonté, ce qui l’a remis d’aplomb !

Au delà du K30, il existe un grand frère un peu plus coûteux qui est le K5, avec des fonctionnalités élargies. Attention, pas question de plonger ni avec l’un ni avec l’autre, mais de barouder en toute sérénité, notamment sur l’eau. Comme cet article n’est pas là pour faire la promo du modèle, je vous laisse aller voir sur Internet pour les détails techniques, par exemple en cliquant ci-dessous…

  • Arbitrer son budget pour un équipement homogène

Que vous choisissiez ce modèle ou un autre, il est important de considérer comme complémentaires la qualité du boitier et celle des objectifs. Si vous avez opté pour la tropicalisation il serait fâcheux d’acheter un objectif ne résistant pas à l’eau, du type Tamron ou autre, juste pour une question de prix ! Pensez-y avant d’investir, car les objectifs water-resistant (WR) sont plus chers que les classiques du fait des joints d’étanchéité et d’un traitement spécifique de la lentille. Etudiez  tous les prix pour calibrer votre budget en fonction de vos besoins.

Or pour la photographie en mer, l’objectif de base en 18-55 mm est vite insuffisant. Si vous voulez prendre des photos animalières ou des gros plans de régate par exemple, un 55-300 mm WR (aux environs de 350 euros TTC) s’impose. Certes il existe un 55-200 bien moins cher (quoi que…) mais aussi bien moins performant en terme d’optique et un peu juste en terme de grossissement. Avec le 18-55 WR et le 55-300 mm WR vous disposez d’un ensemble cohérent, performant et résistant aux intempéries. Rien ne vous empêche bien sûr d’acheter d’autres optiques, pour la macro ou autre. Mais vous en aurez déjà pour près de 1000 euros avec quelques accessoires…

Je vous laisse donner votre avis sur ce post et mon choix d’équipement, et vous encourage à lire la suite de cet article, sur les « accessoires » utiles…

Crédit photo :  Brian Auer via Compfight

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