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Quels visas prévoir pour un tour du monde ?

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Que l’on fasse vraiment le tour ou juste un grand détour, dès que l’on a plusieurs pays à visiter, la question des visas se pose. Un de nos amis, parti à l’improviste, a eu quelques soucis à poser le pied à terre dans plusieurs pays, ce qui l’en a parfois dissuadé. C’est dommage, car il suffit d’anticiper, et de savoir qu’on n’a plus d’obligations en arrivant en bateau qu’en avion…

Brazilian Visa 1

J’ai publié il y a quelques temps un article sur les visas, convaincue que mes recherches sur les « papiers » à faire en arrivant dans un pays étaient les mêmes qu’on arrive en avion, à pied, en voiture ou en bateau. J’ai eu le temps depuis de déchanter et découvrir que ce n’était pas pareil.

Quand on arrive en avion, les visas sont délivrés sur présentation d’un billet de retour. Quand on arrive en bateau, c’est plus compliqué et il va falloir dans un certain nombre de pays bien anticiper la demande de visa. Si vous louez un bateau sur place cependant, comme vous arriverez et repartirez en avion du même pays, vous êtes dans la configuration du « touriste » classique.

  • Si vous louez un bateau sur place et arrivez en avion :

Non seulement la plupart des pays ne demandent des visas qu’au delà de 3 mois de présence, mais un grand nombre d’entre eux les délivre aussi sur place (attention, parfois contre paiement). Il n’y a alors rien à prévoir en amont.

visas autour du monde

Le site du Ministère des Affaires Etrangères détaille les visas nécessaires pour les Français pays par pays. Vous trouverez aussi beaucoup d’informations utiles, en tant que Français, sur le site www.tourdumondiste.com à qui j’ai emprunté le planisphère des visas (voir ci-dessus). En rouge les zones nécessitant un visa, en orange les pays qui les délivrent sur place et en jeune ceux qui n’en réclament pas.

Grosso modo, c’est en allant vers l’Afrique et l’Asie que l’on est soumis le plus aux contraintes de visas. Par contre, pour ceux qui partent faire le tour de Méditerranée, la question des visas (comme des vaccins d’ailleurs !) n’est pas un gros problème. Mais on ne choisit pas ses voyages en fonction de ces critères !

  • Si vous voyagez en bateau de pays en pays :

Pour le plaisancier itinérant, la première chose à savoir est qu’il faut arriver dans un « port d’entrée » officiel et aller faire au plus vite sa clearance auprès des douanes pour avoir les bons papiers.

Pour connaître les ports officiels de tous les pays et les visas exigés par les uns ou les autres, évitez de passer des heures sur internet en faisant des recherches au coup par coup. Franchement, c’est beaucoup plus simple  – même si cela reste fastidieux – de chercher les infos dans les Destinations de Grande Croisière de Jimmy Cornell (la Bible des tour-du-mondistes, en plus des Routes de Grande Croisière). Pour quelques dizaines d’euros vous aurez en prime des infos utiles pour tout le périple : administratif mais aussi équipements des ports, dangers, ballades à faire, réglementation spécifique…

Je vous recommande d’acheter la toute nouvelle édition car les informations changent, avec les législations des pays. Nous avons la dernière et l’avant-dernière édition (prêtée par un copain) et avons pu constater de grosses différences sur l’aspect administratif… et les infrastructures. Notamment l’exigence d’un visa dépend beaucoup du contexte géopolitique des pays concernés.

Notez que toutes les autres contraintes réglementaires évoluent aussi au fil des ans, notamment du fait du nombre croissant de parcs naturels et de zones protégées : au delà des visas, il vous faudra souvent un permis de tourisme, un permis de pêche et vous conformer à de nombreuses restrictions quant aux mouillages et aux prélèvements d’animaux ou végétaux. C’est une bonne chose pour la nature, bien entendu. Mais il faut savoir tout cela pour anticiper les autorisations, les frais qui y sont liés et les équipements idoines. Ainsi par exemple nous nous sommes rendu compte que pour un parcours fortement marqué par l’arc antillais, embarquer un fusil harpon – dont l’usage est interdit dans une grande partie des îles où nous souhaitons aller – risquait de nous poser plus de problèmes que d’agrément !

Une image valant plus que des mots, voici pour les destinations que nous prévoyons pour une boucle Atlantique (en anticipant des arrêts impromptus !) les visas et autorisations à obtenir avant d’arriver (cliquez sur l’image pour lire !) :

fichier visas fev16

Notez que si vous embarquez ou débarquez un équipier dans n’importe quel pays, qu’il y ait ou non obligation d’avoir un visa, il devra faire tamponner son passeport par les douanes à l’entrée ET à la sortie pour ne pas se voir refuser l’accès au vol de retour. Ce n’est pas une blague, mais on en a vu rester sur le carreau selon le principe « qu’on ne peut entrer dans un pays sans être sorti d’un autre ! ».

  • Anticipez pour les visas nécessaires :

Prévoir est un gain de temps – sachant que la clearance prend parfois une journée – et une sécurité : arriver avec les bons papiers facilite la vie des douaniers, et donc la vôtre indirectement… Certes c’est plus facile de faire faire ses visas dans des villes disposant des ambassades ou consulats visés que dans un village, mais on peut aussi procéder par courrier, voire passer par le web.

Ainsi par exemple le formulaire qui vous permettra d’accéder aux territoires américains (dont les Iles Vierges, Bahamas, Hawai etc) est à remplir exclusivement sur internet sur https://esta.cbp.dhs.gov/esta/.  A noter qu’à côté de réglementations parfois durcies, certains pays amérindiens ont aussi passé un partenariat permettant de ne faire qu’une fois les papiers passer de l’un à l’autre (ce qui ne vous dédouane pas de la clearance, mais l’accélère).

Autre solution : recourir à des intermédiaires, ces prestataires spécialisés qui gèrent la délivrance de vos visas à votre place. Mais franchement, comme le plus compliqué dans ce type de démarche c’est de réunir les papiers nécessaires et qu’il faudra le faire aussi dans ce cas, cela vaut-il le coût ??? Pour nous la réponse est non.

Vous pouvez aussi anticiper, mais en cours de route, c’est à dire faire votre visa auprès de l’ambassade du prochain pays à visiter. Par exemple demander votre permis de tourisme pour Cuba aux Antilles… Vérifiez avant cependant, car si les relations diplomatiques sont tendues entre deux pays, il se peut qu’il n’y ait pas d’ambassade du second pays dans le premier !

Commentez, posez des questions, on est là pour ça !

Crédit photos : TheTransparentEyeball via CompfightTour du Mondiste.

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