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Rio de janvier… bonheur dès décembre !

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Après les Jeux Olympiques de cet été, et depuis le temps qu’on en parlait, nous sommes partis à l’assaut de Rio de Janeiro et de ses merveilles. Une ville surprenante et éclectique, où la nature omniprésente nous a comblé !

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Rio réalise la prouesse d’être à la fois une mégalopole, l’archétype d’un art de vivre exubérant et une merveille de la nature. Des images diverses de la ville nous viennent spontanément en tête (Carnaval, Corcovado etc) mais la réalité est un peu différente, avec des « plus » et des « moins ».

  • Au delà des images d’Epinal :

Il est clair que la coupe du monde de foot de 2014 puis les JO de 2016 ont profondément modifié la physionomie de Rio. La ville s’est développée, des quartiers entiers ont été aménagés de manière moderne – – autour du port notamment – d’autres restaurés et les moyens de transports se sont développés.

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Ce qui nous a le plus surpris ce sont les gratte-ciels ultra modernes construits au pied du centre historique et dans un quartier, le Centro, où les églises et anciens couvents, souvent magnifiques, se trouvent finalement « asphyxiés » à l’ombre du béton… Le manque de cohérence architecturale se retrouve dans la plupart des quartiers, malheureusement. Seul Santa Teresa, où les maisons sont encore prépondérantes, affiche une cohérence de style, dans un quartier haut perché et « bobo » qu’on compare un peu trop vite a Montmartre. Le seul point commun c’est que ça monte et qu’un tramway assure une liaison avec le quartier ancien et festif de Lapa….

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Heureusement la nature reste omniprésente.  La ville est parsemée de rochers de granit, en mer comme sur terre, dont le Pain de Sucre est le plus illustre. Or, la mer est partout : au sud le long des 36 km de plages de Copacabana, Ipanema, Leblon, etc mais aussi au nord et à l’est… avec de belles balades à faire. Un vaste et charmant lac (Lagoa) s’étend derrière ces plages mythiques, tout à côté du Jardin Botanique et du Parquet Lage (tous deux à ne pas rater). Last but not least, Rio abrite la plus grande forêt urbaine du monde : la forêt Tijuca, située aux pieds du Corcovado, où de nombreuses espèces animales et végétales menacées d’extinction vivent encore. Enfin, la baie de Rio (baia da Guanabara) ainsi que ses îles sont une destination en soi.

Quant au culte du corps, il reste vivace le long des plages et notamment de celle d’Ipanema, où les cariocas se baladent en tenue très légère, en faisant voir leurs muscles. Celle d’Ipanema est la préférée des sportifs, car on peut s’y baigner sans crainte et dans un joli cadre tandis qu’au nord, à l’est ou même à Copacabana, la pollution de l’eau dissuade toute baignade ! Quoi qu’il en soit le culte du corps a trouvé ses limites avec la crise : une grande part de la population est en surpoids, du fait d’une nourriture très sucrée et grasse, quand ce n’est pas la malnutrition…

  • A la découverte du Rio touristique 

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Il faut prévoir quelques jours pour visiter Rio car si comme nous vous subissez deux jours de pluie, vous raterez l’essentiel. Pain de sucre et Corcovado sont vite dans les nuages, et la pluie tropicale mouille vraiment, rendant la lecture des guides compliquée, la balade boueuse… la visite des musées salvatrice (nous avons aimé le Musée d’Art Naïf et le Musée « de demain », mais il y en a bien d’autres !).
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Dès que le ciel est assez dégagé, foncez visiter les deux joyaux absolus de Rio :

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  • Le Pain de Sucre, qui offre une vue imprenable sur la baie, le Corcovado et la ville, de si haut que l’on voit les aigles voler et les avions approcher et atterrir à l’aéroport ! La montée se fait par un téléphérique, en deux étapes, avec une très belle vue notamment sur l’enfilade des plages… Les deux plateformes d’accueil sont très bien aménagées, touristiques mais pas trop. On atteint le départ des téléphériques par taxi, métro ou par le bus qui va à Urca.

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  • Le Corcovado, c’est le Christ Rédempteur qui veille sur la ville. Plus haut encore que le Pain de Sucre, il offre une vue incroyable sur la ville toute entière, quand le ciel est sans nuage. Quand le temps est couvert la vue est moins impressionnante car parcellaire, mais les nuages envahissent le belvédère et offrent alors des moments magiques… On monte au Corcovado par un mignon train à crémaillère, qui traverse la forêt, c’est sympa.

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NB : On peut aussi y monter par un sentier d’1h00 à 2h00 qui traverse la forêt primaire de Tijuaca. Sans grande difficulté cette randonnée devient plus scabreuse quand le sol est détrempé. Quand nous avons pris cette option pour descendre après nos deux jours de pluie, c’était plus sportif que prévu ! Le passage d’un rocher particulièrement glissant mais équipé d’une chaîne et de marches, avec les randonneurs « montants » qui se marraient en bas, m’a fait perdre quelques litres de sueur… et un peu de ma dignité (Briget Jones sort de ce corps !!!). On a bien senti nos muscles pendant 3 jours, au point d’en mal dormir, mais on a vu des cascades, plein de ouistitis, de lumuriens et une forêt splendide…

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Les plages de Copacabana Ipanema, Leblon etc méritent leur réputation car elles s’intègrent dans un décor naturel superbe. Elles sont bordées de larges allées où vendeurs de coco, paillotes et vendeurs de souvenirs vous sollicitent gentiment. Côté terre par contre les immeubles des années 70 défigurent Copacabana, c’est mieux vers Ipanema et encore mieux en allant vers Leblon puis les quartiers chics, mais le béton est bien là. La présence permanente de policiers est là aussi pour rappeler le climat d’insécurité qui règne sur les plages, à éviter de nuit !

  • Rio en pratique :

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Comme la ville a un plan de circulation complexe (du fait des tunnels sous les montagnes), le taxi et le bus sont les moyens de transport qui permettent de se repérer. Encore faut-il savoir quel bus prendre et dans quel sens (nous sommes allés un soir très loin dans la banlieue ouest en nous égarant, belle découverte mais belle perte de temps) ! 

Pour se restaurer, on trouve partout pléthore de supérettes et de brasseries, ainsi que des fritures, du maïs ou des coco à chaque coin de rue. La restauration est chère dans les zones touristiques (notamment Santa Teresa, Lapa, etc). Nous avons particulièrement apprécié la cuisine et le site d’un resto « au kilo » avec vue mer, au pied du téléphérique du Pain de Sucre, près du Cercle Militaire (le Terra Brasilis). Egalement le bistrot français La Bicyclette, à l’entrée du Jardin Botanique, pour sa qualité de service, ses plats, son café et ses gâteaux, le tout à petit prix.

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Sinon, chaque quartier a son charme. Pour se loger et bien dormir, Santa Teresa – plutôt « bobo » et Lapa – très « festif » et artistique – ne sont pas idéaux. Gloria, Flamengo et le Botafogo sont assez résidentiels et bien situés pour visiter mais sans grand charme. Les fans de plage privilégieront la proximité en se logeant dans les appartements ou hôtels du front de mer. Et les opportunistes choisiront Laranjeiras, pour son calme, ses belles résidences et sa proximité avec les lieux touristiques. Le Centro peut être un point de chute mais la nuit et le week-end, à partir du samedi midi, tout y est fermé, ce qui rend les rues peu sûres… et pas très attrayantes.

  • Ilha Grande : grande et belle, même sous la pluie

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Quand on est à Rio, tout le monde parle de ce paradis tropical, au point de nous décider à y passer deux jours. Comme elle abritait un pénitencier, Ilha Grande a été préservée du tourisme jusqu’à il y a 20 ans. Depuis, les autochtones se sont rattrapés… mais le site reste superbe, et le village d’Abrao a gardé son charme. Beaucoup de cariocas y passent le week-end, c’est donc plus cher et plus encombré qu’en semaine. Y aller est simple et agréable, il suffit de 2 heures de bus puis d’1 heure environ en ferry (de Mangaratibia) ou goélette (d’Angra).

Pour le reste, faites tout le contraire de nous :

  • partisans du « sac léger », nous n’avions pris qu’un t-shirt, un maillot de bain et des sous-vêtements de rechange : nous avons été punis de notre insouciance par 36 heures de pluie tropicale. Même en achetant des ponchos, nous avions froid ! Prenez de quoi avoir chaud et randonner ou naviguer sous la pluie…
  • ne réservez pas d’excursion à l’avance : même si elle est belle, la plage de Lopez Mendes ne mérite pas de passer 6 heures sous la pluie battante, à attendre un bateau qui ne viendra qu’à la dernière rotation (économies de carburant oblige). Idem pour les randonnées, et notamment l’ascension du sommet local… Nous nous avons fait une partie de l’île à pied, par les plages, donc en restant autonomes. Et nous avons profité du temps libre restant pour rattraper notre retard de shopping touristique ! 
  • prévoyez plus de deux jours de visite pour espérer avoir du beau temps et voir les plus beaux sites, qui sont nombreux (l’île est grande, comme son nom l’indique).
  • choisissez une pousada située sur le port même, pas aux extrémités du village : la terre battue sous la pluie battante, ça fait de la glaise et des flaques énormes qu’on ne peut éviter. En tongs, c’est moyen :-)))

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Malgré tout, nous sommes tombés sous le charme de ce site naturel, absolument unique. En tant que marins, nous avons apprécié les multiples petits mouillages sauvages et tranquilles. Et aussi l’état d’esprit cool des habitants, qui font avec ce qu’ils ont. Même si la mer était agitée et la plongée impossible, nous imaginions les trésors cachés sous l’eau. Au final, nous rêvons de revenir visiter Ilha Grande et toute la côte sud de Rio, qui offre des baies pleines de sérénité (j’ai même osé une comparaison un peu abusive avec la baie d’Halong, c’est dire !).

Si vous aimez Rio et ses îles, racontez votre voyage pour enrichir cet avis très subjectif !

Crédit photo : fboy et Carlos Ortega via Compfight

1 COMMENT

  1. Cs récits sont toujours aussi intéressants, les photos très belles et le tout donne envie de se déplacer vers ces lieux, Bravo Florence et Jean-Michel !

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