Home Equipements Comment s’équiper (4/6) : une veste de quart adaptée

Comment s’équiper (4/6) : une veste de quart adaptée

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J’ai déjà abordé le sujet dans l’article sur les 3 couches, mais un élément crucial de l’équipement du marin, à voile ou à moteur, est la veste de quart. Selon votre usage – fréquent ou occasionnel – quelques détails peuvent être importants, notamment le prix :-))) mais les critères de choix sont assez unanimes.

vestes de quart

Le choix d’une veste de quart est une affaire de compromis : entre aisance, imperméabilité, respirabilité, confort, couleur, look… Essayons de clarifier tout cela.

  • Les 7 critères vraiment importants

Lors d’un achat, quelques point doivent être systématiquement validés :

  1. La taille de la veste de quart est-elle assez grande pour que vous la portiez avec salopette, polaire et sous-vêtements tout en étant à l’aise ?
  2. Les poignets, la base ou la taille doivent pouvoir être ajustés et même resserrés pour empêcher l’eau de s’infiltrer (l’idéal pour les poignets étant qu’ils comprennent un manchon en néoprène + un velcro de fermeture).
  3. Le col doit être très haut pour couvrir le bas du visage dans le mauvais temps et recouvert de polaire pour vous maintenir au chaud. Une protection de menton est aussi très utile, pour éviter le frottement de la fermeture éclair ou du scratch…
  4. En terme de conception, la veste doit bien entendu être étanche et pour cela présenter des coutures thermocollées (soudées). Cela paraît bête à dire mais certaines marques de vêtements de ville qui font des cirés ne sont pas si exigeantes et les cirés percent. Il existe maintenant une échelle qui détermine la pression à laquelle le tissu laisse pénétrer l’eau. N’achetez pas en dessous d’une perméabilité garantie de 10.000 mm, l’idéal étant 20.000 ou 30.000 mm pour les conditions extrêmes.
  5. Deux poches latérales sur le buste, fourrées de polaire, sont un « plus » indéniable pour reposer ses mains au chaud. Les autres poches et fermetures doivent présenter des rabats.
  6. Un point très important et qui dépend de votre morphologie : la taille de la capuche doit vous convenir. Elle ne doit ni être trop petite et tomber sans cesse en arrière, ni être trop grande et vous tomber sur les yeux…
  7. Enfin cette capuche doit être jaune fluo pour être visible et équipée comme le reste de la veste de bande rétro-réfléchissantes larges et bien collées.

Entre nous, avant d’acheter, il peut être intéressant de naviguer avec des copains ou des marins aguerris et bien équipés, pour emprunter leurs vestes et tester les avantages et inconvénients de divers modèles…

  • A votre libre arbitre, mais pas sans conséquences

  1. Le degré de respirabilité est une question d’usage… et malheureusement d’argent. Un tissu véritablement respirant comprend au moins trois couches et de ce que je sais, le Gore-Tex maintient encore sa suprématie sur toutes les membranes proposées par ailleurs. Cependant si vous naviguez occasionnellement, n’êtes que rarement exposé(e) aux intempéries et ne partez pas en croisière aux antipodes, une membrane de second rang peut suffire. Si vous portez rarement votre veste, ce peut être aussi un choix raisonné : personnellement je ne lésine pas sur la salopette que je porte 70% du temps mais n’ai pas pris le haut de gamme respirant sur la veste de quart, que je porte 30% du temps… Côté finance, il n’y a pas de miracle : une veste de quart dotée d’une membrane respirante n’est pas accessible à moins de 200 euros et pour le top du top, comptez le triple. Evidemment si le Père Noël déposait un jour une veste Gore Tex sous le sapin… je ne dirais pas non !
  2. La couleur de la veste (comme de la salopette d’ailleurs) n’est pas qu’une question de coquetterie : certes le look est important, mais il est aussi crucial de pouvoir être repéré si l’on tombe à l’eau (ou sur le marché à l’escale :-))). Ce n’est pas pour rien que les cirés emblématiques de Cotten étaient jaune ou ceux de All Mer rouge. On fait aujourd’hui des couleurs exotiques, bleu ou orange, voire dans le haut de gamme du blanc ou du noir, qui franchement ne sont pas très voyantes ! Faites votre choix en connaissance de cause…
  • Et quid de la softshell ?

Voilà une nouvelle venue qui a toute sa place à bord. A la fois polaire et imperméable, elle est souvent ajustée, plus légère et plus polyvalente (en mer et à terre) que la veste de quart. Pour 3 semaines de vacances d’été à naviguer de jour et en côtier, elle peut suffire. Elle sera aussi préférée par les régatiers car elle donne plus d’aisance et de facilité de mouvements pour une pratique « sportive »…

Vous porterez surement votre softshell plus souvent que votre veste de quart, mais elle ne présentera pas la même efficacité en terme d’imperméabilité, de respirabilité ni de visibilité en mer. Pour choisir la softshell la plus proche des caractéristiques d’une veste de quart, veillez à ce qu’elle réponde aux critères suivants :

  1. Une étanchéité supérieure à 8.000 mm (ou plus, si vous trouvez !)
  2. Qu’elle soit « respirante »… mais c’est généralement du pipeau, l’intérieur est en polaire. Ce n’est pas de la membrane. Veillez au moins à ce qu’elle ait des aérations : sous les aisselles par exemple.
  3. Des poignets voire la taille ou la capuche dotés d’un dispositif de resserrage (qui ne sera jamais aussi efficace si vous tombez à l’eau qu’un manchon néoprène)
  4. Des coutures doublées ou thermocollées
  5. La protection de menton contre le zip de fermeture ou un scratch éventuel
  6. Une capuche sans polaire à l’intérieur (imbibée d’eau de pluie, c’est très désagréable) ou pliable

D’une manière générale, n’oubliez pas que la veste de quart est un équipement de sécurité avant tout, et qu’à part les smocks qui en sont des alternatives présentant les mêmes caractéristiques, aucun vêtement ne la remplace à bord pour vous protéger des éléments et en cas de chute à la mer.

Vos avis, vos remarques ?

Crédit photo : à revoir !

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